Chronique Le Chien arabe de Benoît Séverac

Le nouveau roman de Benoît Séverac nous entraîne dans les méandres d’un quartier dit « sensible » où la montée de l’islam radical fait des ravages. Efficace, effrayant et d’une troublante actualité...

Rendu tristement célèbre par Mohamed Merah, le quartier des Izards, à Toulouse, continue d’abriter des trafics en tous genres, que les flics surveillent de loin, pensant attraper par-là même de plus gros poissons. Pourtant, depuis quelques années, une nouvelle menace, plus sourde, commence à y germer : l’islamisme radical, dont les partisans pensent qu’il est la seule alternative aux dealers qui gangrènent leurs rues. Sergine Ollard, vétérinaire de ville, se trouve prise entre ces deux marteaux, lorsque Samia, petite sœur du caïd de la cité des Faons, vient lui demander de sauver un chien qui sert de mule à son aîné. Plus que par l’animal, c’est par le destin de l’adolescente, bientôt mariée de force, qu’elle est bouleversée. Pour la sauver, elle se lance alors dans une quête qui l’entraînera dans les bas-fonds de la ville, au cœur d’un combat qui n’aurait pas dû être le sien. Benoît Séverac écrit ici son meilleur livre, détaillant avec finesse un quartier laissé-pour-compte, brossant un portrait sombre, mais non dénué d’un certain espoir, de ceux qui l’habitent.

Audrey Dubreuil Librairie Privat (Toulouse)

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