Chronique La Mille et deuxième nuit de Carole Geneix

Paris, 1911. Le célèbre couturier Paul Poiret organise une fête somptueuse dans son hôtel particulier pour le lancement de sa ligne de parfums. Mais alors que la fête son plein, la comtesse Slavskaïa, une mystérieuse aristocrate russe, est retrouvée assassinée. Un roman rétro qui nous plonge avec délice dans l’ambiance fantasque de la Belle Époque : costumes, musiques, coupes à la garçonne mais aussi contexte politique tendu à la veille de la Première Guerre mondiale alors que nationalisme et antisémitisme gangrènent déjà l’Europe. Si l’on peut reprocher à Carole Geneix des personnages légèrement stéréotypés, on ne peut que la remercier d’avoir su les rendre si sympathiques malgré leurs défauts… ou justement grâce à eux. Elle nous offre un roman au charme suranné (qui n’est pas, même si la référence peut sembler galvaudée, sans rappeler ceux d’Agatha Christie) dans lequel se mêlent histoire d’amour, d’amitié et de famille. Une intrigue aussi fantasque que ce personnage de comtesse russe telle une petite bouffée d’air frais dans l’air vicié du polar français.

Audrey Dubreuil Librairie Privat (Toulouse)

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