Chronique Les Arbres ne montent pas jusqu’au ciel de Marianne Rubinstein

VÉRONIQUE MARCHAND, Librairie Le Failler, Rennes

Comment une femme, à qui tout semble réussir, doit, à l’orée de la quarantaine, tout reconstruire. Brisée, c’est l’écriture et la littérature qui lui seront salvatrices.

Marianne Rubinstein aurait pu intituler son roman « De l’importance de la littérature dans le traitement des peines de cœur », tant celle-ci occupe de place dans la vie de son personnage Yaël Koppman. Cette influence, nous l’avions déjà notée dans son précédent roman. Elle s’était alors amusée à détourner les codes littéraires et à se jouer des apparences en donnant la parole à une trentenaire directement inspirée par Le Journal de Bridget Jones. Aujourd’hui, Yaël Koppman aborde la quarantaine avec désarroi. C’est une femme anéantie par la trahison et le départ du père de son petit garçon, qui reprend son journal avec l’énergie du désespoir. Mais ce sont ses maîtres en littérature qui lui insuffleront la force de se dépasser, de s’ouvrir à nouveau aux autres et de pactiser avec les désillusions de la vie et de l’amour. L’auteur explore subtilement toutes les arcanes de la vie d’une femme moderne qui apprend enfin à assumer sa vie de femme libre. Messieurs, si les femmes sont pour vous une éternelle énigme, lisez Les Arbres ne montent pas jusqu’au ciel qui vous prouvera, si besoin était, que l’on peut être intelligente, cultivée, drôle et que la quarantaine n’est pas la fin de la séduction ni du désir.

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