Chronique La Pendue de Londres de Didier Decoin

  • Didier Decoin
  • Coll. «Coll. « Ceci n’est pas un fait divers »»
  • Grasset
  • 01/05/2013
  • 136 p., 18.90 €

Véronique Marchand Librairie Coiffard (Nantes)

Didier Decoin narre avec maestria une histoire qui marqua durablement l’Angleterre des années 1950. Au-delà du fait divers, deux portraits attachants et bouleversants.

Aucun des clients du pub ne soupçonnait que le patron était aussi l’exécuteur en chef du Royaume-Uni. Albert Pierrepoint était un homme pudique et discret qui ne tirait aucune gloire de ses états de service. Homme de devoir, sa seule ambition était de faire passer les condamnés de vie à trépas avec célérité et dans la dignité. Mais exécuter les femmes lui répugnait et il s’était promis de tout mettre en œuvre afin de se soustraire à cette corvée. Ruth Ellis était si belle et sexy qu’on la comparait volontiers à Marilyn Monroe. Intelligente, débrouillarde et déterminée, elle avait fuit la violence familiale et la misère en vendant son corps superbe à des photographes voyeurs. Pourtant, sa célébrité n’avait pas dépassé la pénombre des night-clubs où elle travaillait en rêvant de celui qui lui offrirait une vie meilleure. Elle crut l’avoir trouvé. Hélas, il se jouait de son amour et la battait. Un jour de mai 1955, elle vida le chargeur d’un révolver sur son amant. Reconnue coupable, Ruth Ellis fut exécutée par Albert Pierrepoint. Sa mort provoqua une vive émotion en Angleterre. La dernière pendue de Londres avait 28 ans et laissait deux orphelins. Un roman à deux voix envoûtant.

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