Entretien 14 de Jean Echenoz

Propos recueillis par Véronique Marchand Librairie Coiffard (Nantes)

Maîtrisant une écriture aussi stylisée qu’elliptique, sans jamais se départir de son sens du détail, de son élégance ni de son esprit, Jean Echenoz signe un de ses textes les plus graves et les plus beaux. Un bref roman de 120 pages éblouissantes, qu’il serait salutaire de faire lire (aussi) dans les lycées.

Ce samedi 7 août, il faisait un temps merveilleux sur l’Ouest de la France. Une journée idéale pour une promenade à vélo, avec un bon gros roman sur le porte-bagages à savourer dans l’herbe en humant l’air de l’océan. Ainsi pensait Anthime. Mais nous étions en 1914, et ce jour-là, à quatre heures de l’après-midi, son destin bascula quand toutes les cloches du pays annoncèrent, sans le savoir, la fin d’un monde. Nous connaissons la suite : ils partirent « la fleur au fusil » sûrs d’être de retour au plus tard à la Noël. L’arrogant Charles et le doux Anthime, qui se partageaient le cœur de Blanche, le naïf et distrait Arcenel et les sympathiques Padioleau et Bossis étaient de ceux-là. Dans cet enfer, la Camarde choisira, pas souvent avec discernement... 14 est un des textes les plus forts de cette rentrée qui pourtant n’en manque pas. La confirmation, si besoin était, que Jean Echenoz, dont le talent n’a d’égal que la discrétion, fait partie du petit club des (très) grands écrivains.

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