Chronique Le Propre et le sale de Georges Vigarello

François Reynaud Librairie des Cordeliers (Romans-sur-Isère)

Saviez-vous que l’eau n’a pas toujours été l’alliée naturelle de l’hygiène ? Et qu’au Moyen Âge – et en périodes de pandémies tout particulièrement – on l’accusait d’attendrir la peau et de l’ouvrir aux vents pestilentiels via les pores, que l’eau était soupçonnée d’élargir ! D’où les pratiques d’hygiène à sec, avec un simple linge propre. Paru en 1987, ce texte de Georges Vigarello, historien du corps et des pratiques qui lui sont liées, fourmille de ce genre d’informations qui changent du tout au tout le regard que l’on porte sur nos mœurs culturelles. Déjà passionnant par sa qualité d’écriture, le travail de Vigarello avait su toucher un public bien au-delà des cercles d’initiés. L’idée du Seuil de le faire reparaître dans une belle édition illustrée de gravures, photos, peintures, publicités est d’une très grande pertinence. Le livre prend un éclat nouveau, au figuré comme au propre.

Les autres chroniques du libraire

À VOS MARQUES, PRÊTS, LISEZ !

Panne d'inspiration ?

Nos libraires vous conseillent à domicile
tous les vendredis pour vous et vos enfants

Je veux recevoir 6 idées lectures pour moi et ma famille

@