Chronique La vie de merde de mon père, la vie de merde de ma mère et ma jeunesse de merde à moi de Andreas Altmann

  • Andreas Altmann
  • Traduit de l’allemand par Matthieu Dumont
  • Coll. «Lettres allemandes»
  • Actes Sud
  • 01/05/2019
  • 325 p., 22.50 €

François Reynaud Librairie des Cordeliers (Romans-sur-Isère)

« C’est juste l’histoire d’un individu qui sauve sa vie. » En reprenant ses propres termes, voilà exactement ce que l’on peut dire de ce récit fulgurant d’Andreas Altmann, né en 1949 à Altötting, haut lieu de pèlerinage catholique bavarois où l’on vit essentiellement du commerce de la foi. Son père, Franz-Xaver, est un ancien officier nazi ayant sévi sur le front est. Revenu physiquement indemne des combats mais psychiquement ravagé, il va poursuivre cette guerre qu’il porte désormais en lui contre sa propre famille, incapable de contenir la rage qui coule dans ses veines. De 9 à 18 ans, Andreas va devenir la cible préférée de ce père qu’il finira par haïr et le lecteur, sidéré, découvre la figure d’un atrabilaire furieux aux tendances psychopathes qui détruira toute forme d’amour autour de lui. Il faudra des années à l’auteur pour s’en sortir et se sentir autre chose qu’une « merde » et retrouver enfin le chemin d’une dignité perdue.

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