Chronique Palladium de Boris Razon

Dominique Paschal Librairie Prado Paradis (Marseille)

Le narrateur de Palladium revient sur les épreuves qu’il a traversées après avoir contracté une méningo-radiculite, maladie paralysante et brutale. Ce trentenaire sportif journaliste au Monde et un tantinet hypocondriaque, se métamorphosa en un corps tétraplégique. Il resta trente-deux jours « dans son sarcophage », son lit de douleurs, privé de communication avec l’extérieur, mais aussi les soignants et sa famille. Le réel se mesurait aux consignes et aux rapports médicaux quotidiens, tandis que des hallucinations nourries des bruits du monde, de l’actualité, de la musique et de fantasmes sexuels envahissaient son esprit. Pour faire face à la traversée du miroir, à cette chevauchée folle dans un monde inconnu, il a dû « faire l’amour aux souvenirs ». L’écriture remarquable de ce premier roman a duré sept ans, le temps nécessaire pour affronter la « bête » et oser déplier les angoisses nées de la proximité avec la mort. Le but de Boris Razon : apprivoiser l’homme qu’il est devenu après cette expérience terrible. Et se connaître à nouveau.

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