Chronique Les Étrangers de Sandor Marai

  • Sandor Marai
  • Traduit du hongrois par Catherine Fay
  • Coll. «Coll. « Les Grandes Traductions »»
  • Albin Michel
  • 03/10/2012
  • 464 p., 22 €

Par Aurélie Paschal Librairie Prado Paradis (Marseille)

Publié en 1931, Les Étrangers, cet émouvant roman de Sandor Marai en partie autobiographique, n’avait encore jamais été traduit en français.

Un jeune Hongrois débarque à Paris au terme de longues études en Allemagne. Il est rempli de confiance dans l’avenir, il a la vie devant lui et des rêves à accomplir. Ici, personne ne sait rien de lui, il se sent vierge de tout préjugé. Il imagine que la France sera pour lui le lieu d’une nouvelle naissance. Pauvre innocent ! Que de désillusions en perspective ! À Paris, il n’est pas l’anonyme qu’il voudrait être, il est l’Étranger. Et en tant que tel, la proie des a priori, de la condescendance, ou carrément de l’hostilité. Les Étrangers plonge dans les mystères contradictoires et complexes de l’être humain. Ce jeune homme est attiré par un pays qui n’aura de cesse de le rejeter. Un homme qui sera sans cesse regardé comme un étranger par les parisiens. Un pays où règne la xénophobie dans cette Europe des années folles. Une Europe qui prônera le rejet de l’autre quelques années plus tard. Un roman dont la trame est autobiographique. En effet, Sandor Marai a vécu à Paris dans les années 20 pour y travailler en qualité de correspondant pour le Frankfurter Zeitung. Un roman sensible dans lequel on ressent tout le désarroi de cet homme. On attend chaque nouveau roman traduit de Sándor Márai avec plaisir et délectation. N’attendez plus !

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