Chronique Cadix, ou la diagonale du fou de Arturo Pérez-Reverte

  • Arturo Pérez-Reverte
  • Traduit de l’espagnol par François Maspero
  • Coll. «Coll. « Cadre vert »»
  • Seuil
  • 29/09/2011
  • 768 p., 23 €

PASCHAL AURÉLIE, Librairie PRADO PARADIS, Marseille

Le nouveau Pérez-Reverte est arrivé. Et il nous éblouit encore. Un livre moitié roman policier moitié roman historique, doté de cette patte que l’on aime tant.

Cadix 1811. La ville est assiégée par les forces françaises de Napoléon. Le corps d’une adolescente a été retrouvé sans vie, battu à mort. Une mort atroce. Mais ce n’est qu’un crime parmi d’autres. Tous semblables. Quel est ce serial killer qui fait peser un tel climat de terreur sur la ville ? De plus, les corps ont tous été retrouvés à proximité d’impacts de bombes tirées par les militaires français. Faut-il y voir une signature ? Le tueur en série cherche-t-il à faire passer un message aux assaillants ? Les troupes ennemies, emmenées par le capitaine Desfosseux, s’efforcent en tout cas de faire plier les assiégés. De son côté, Rogelio Tizon, commissaire corrompu aux manières musclées, est assisté dans son enquête sur le tueur par la mère Persil, une matrone qui lui sert d’indicatrice, et un contrebandier : Paco le Boiteux. Des personnages aux mœurs pas toujours très recommandables. Pérez-Reverte signe un grand roman. Tout y est, le contexte historique, le suspense, les personnages tous plus intrigants les uns que les autres. Et l’écriture ! et le style de Pérez-Reverte ! L’auteur sait parfaitement tenir en haleine le lecteur, et l’on regrette d’être si rapidement à la dernière page.

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