Chronique Putzi de Thomas Snégaroff

Nicolas Mouton Librairie Presse papier (Argenteuil)

Putzi fait partie de cette catégorie bénie de romans que l’on ne peut plus lâcher sitôt passée la deuxième page. Est-ce le destin d’un homme qui nous saisit, l’intense tragédie de l’Histoire ou l’art du romancier ? Il y a une excitation dans la lecture qui naît du sentiment de la corde raide : avancer dans un premier roman qui promet d’être grand avec la peur de la chute, de la déception. Ici, à aucun moment l’attention ne se relâche. Thomas Snégaroff, qu’on connaissait pour ses travaux sur l’Histoire des États-Unis, nous plonge dans la vie trouble d’Ernst Hanfstaengl, dit Putzi (petit homme), marchand d’art dans les années 1910 à New York, qui va devenir l’ami, le mécène et le confident d’Hitler, de 1923 à 1937. Il se convertira par la suite dans le renseignement pour Roosevelt. Le dispositif narratif, tout en cercles concentriques, est génial. Il convie d’autres voix, interroge la puissance de l’art et l’ambiguïté des sentiments du lecteur.

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