Chronique Jours anciens de Michel Winock

Nicolas Mouton Librairie Presse papier (Argenteuil)

Si Verlaine écrivait « Je me souviens des jours anciens et je pleure », Michel Winock, dans cette évocation de sa jeunesse, se défend de toute mélancolie. Pourtant, son livre qui couvre ses vingt premières années (de 1937 à 1957) est l’un des plus émouvants que le grand historien ait donné. On pense à Jeanne et les siens (Seuil, 2003). Depuis son enfance pauvre à Arcueil à son entrée dans le professorat, ce spécialiste des grandes figures de la Nation et de l’histoire des idées fait en creux l’éloge de l’école de la République. D’une exquise pudeur et d’une érudition fluide, ce récit qui semble parfois avoir pour grand frère Les Mots de Sartre, ne restitue pas que l’histoire – forcément subjective – d’une vie, mais aussi tout ce qui en fait le décor, l’atmosphère : objets, rites, chansons, actualités et feuilletons radiophoniques. Véritable plume d’écrivain, Winock charme autant qu’il témoigne et nous promène dans son « marché aux puces ».

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