Chronique L'Homme aux trois lettres de Pascal Quignard

Nicolas Mouton Librairie Presse papier (Argenteuil)

Bien des auteurs se sont risqués à lancer cette question, assurément périlleuse : qu’est-ce que la littérature ? Et si nul n’a pu proposer une réponse qui rassasie notre curiosité (ou notre scepticisme), leurs réflexions ont été fertiles quant au rapport que les écrivains entretiennent avec cette question. Le tome XI du Dernier Royaume (cycle commencé en 2002) de Pascal Quignard est le cœur battant de cette interrogation. Disons-le carrément : nous sommes ici en présence d’un très grand livre. Profond, érudit, usant de formules latines... il devrait nous paraître ardu ! C’est le contraire : tout en limpidité, d’une langue claire et bienfaisante, il est lisible par tous. L’Homme aux trois lettres (Fur, en latin « le voleur ») est tissé de brefs chapitres, eux-mêmes composés de fragments vifs. Chaque page est pleine de formules magnifiques. La lecture ? « C’est un chant solitaire que seul celui qui lit entend. » Un art humaniste de l’épure.

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