Chronique Trilogie New-yorkaise de Paul Auster

  • Paul Auster
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Pierre Furlan
  • Coll. «NULL»
  • Babel
  • 11/11/2015
  • 448 p., 12 €
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Le monde se divise en deux : ceux qui sont allés à New York… et les autres. La différence ? Ceux qui n’ont jamais lu Paul Auster et ceux qui ont plongé dans sa Trilogie new-yorkaise. Paru aux éditions Actes Sud au début des années 2000, Trilogie new-yorkaise est un recueil de trois romans mettant en scène des personnages contraints de changer d’identité. Dans Cité de verre, un auteur de polar, nommé Quinn, devient le détective Paul Auster à la suite d’une erreur téléphonique. Dans Revenants, un détective investit un appartement sans savoir ce qu’il doit observer. La chambre dérobée est une poignante histoire d’amitié entre deux hommes. L’un disparaît, laissant l’autre devant la lourde charge de faire de ses écrits un chef-d’œuvre. Mais le narrateur ne s’occupera pas seulement des manuscrits de son ami, il épousera aussi la femme de ce dernier et adoptera son fils. Au fil des romans, on plonge avec intensité dans le royaume de l’ambiguïté et la trilogie prend une allure de quête métaphysique. La ville, illimitée et insaisissable, devient un gigantesque échiquier où Paul Auster dispose ses pions pour mieux nous parler de dépossession. À l’approche des fêtes de fin d’année, Babel publie de nouveau, dans une édition collector, ce très beau succès qui a fait connaître le talent d’un grand écrivain.

Delphine Bouillo Librairie M’Lire (Laval)

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