Chronique La Femme du tigre de Téa Obreht

GÉRALDINE HUCHET, Pigiste , Paris

La Femme du tigre (prix Page des libraires 2011) fait partie de ces romans qui nous emportent dans des contrées lointaines tout en nous faisant réfléchir aux errements du passé. Dès les premières phrases, on est saisi par la puissance d’évocation des mots de Téa Obreht. Dix ans après la fin des guerres, Natalia, jeune médecin, se rend dans un pays voisin du sien pour vacciner des orphelins. En chemin, elle apprend la mort de son grand-père, avec qui elle était très liée. Dans la petite ville côtière où elle atterrit, les croyances et les superstitions sont encore très prégnantes et lui rappellent les légendes que lui contait le vieil homme natif d’un village tout proche. Parmi ces histoires, celles de « L’homme-qui-ne-mourra-pas » et de « La femme du tigre », absolument inoubliables, qui forment un contrepoint à l’histoire plus contemporaine de la jeune femme. Car plutôt que d’aborder frontalement les massacres et les déchirements ethniques, Téa Obreht prend le parti de l’onirisme et de l’imaginaire.

 

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