Chronique Une vie dans les mots de Paul Auster, Inge B. Siegumfeldt

Parfois, pour certains écrivains, l’exercice de l’entretien est une forme de l’absurde. Roberto Bolaño le comparait à une vache que l’on est en train de traire et dont on jette le lait à la figure de l’animal. Paul Auster partage la même réticence. Et pourtant, l’écrivain de la trilogie new-yorkaise va se prêter à un jeu de piste passionnant, en compagnie de son interlocutrice Inge B. Siegumfeldt. La conversation se scinde en deux grandes parties. La première est consacrée aux textes dont les sources sont clairement autobiographiques. On y croise le spectre du père qui infusera toute l’œuvre d’Auster, la thématique du hasard et la solitude également. La seconde partie est dédiée aux œuvres de fiction, les grands thèmes abordés sont l’ambiguïté, l’enfermement ou encore les espaces blancs. Dans ces entretiens, on décèle la pudeur et le mystère de cet homme qui se voulait poète avant tout et qui, par les jeux du hasard, s’est révélé être l’un des plus grands écrivains actuels.

Lyonel Sasso Librairie Coiffard (Nantes)

Les autres chroniques du libraire

À VOS MARQUES, PRÊTS, LISEZ !

Panne d'inspiration ?

Nos libraires vous conseillent à domicile
tous les vendredis pour vous et vos enfants

Je veux recevoir 6 idées lectures pour moi et ma famille

@