Chronique Tant que je serai en vie de Olivier Charneux

Par Virginie Lannoy Librairie Majuscule (Armentières)

Nous sommes dans les années 1980, un mal étrange et inconnu décime un grand nombre d’homosexuels. Olivier Charneux va être témoin, au fil de ces années, de la mort de beaucoup de ses proches. Il raconte…

Olivier Charneux nous entraîne dans le Paris des années 1980, des années un peu folles qu’il vit depuis les coulisses des mondes du théâtre, des lettres et des arts. Notre héros a 17 ans et côtoie l’univers interlope de la nuit parisienne, fréquentée par ceux que l’on appelait à l’époque les « homosexuels libérés ». Deux amis lui font découvrir le théâtre et l’opéra. Quand il doit faire le choix de quitter le toit familial, il n’hésite pas longtemps et choisit d’habiter avec celui qui, jusqu’à la fin, restera l’homme de sa vie. Leur petit monde se fissure, beaucoup de leurs proches sont atteints de cette maladie que l’on encore du mal à nommer et qui commence à tuer : le sida. Dès lors, le personnage, écrivain lui-même, s’entoure de ses pairs, de comédiens, de chanteurs, d’amis, afin de surmonter la maladie qui envahit petit à petit sa vie et son quotidien… car son compagnon est touché. Ainsi, grâce à l’amitié de Marguerite Duras, Barbara Coppola et bien d’autres, il écrit, écrit encore, jusqu’à ce qu’un éditeur accepte de le publier. La maladie de ses amis lui donne de la force. Son texte raconte le douloureux parcours des malades, mais surtout le regard de haine et d’incompréhension des « autres », qui, cinq, dix, vingt ans plus tard, conservent ce même regard de rejet face à la différence.

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