Chronique Monsieur est mort de Karine Silla

Virginie LANNOY, Majuscule (59280 Armentières)

Sur Calcutta règne une chaleur épouvantable, un air irrespirable. Vincent est assis par terre. Il espère trouver dans cette position un peu de fraîcheur… quand il reçoit un appel téléphonique de sa mère. La phrase tombe, tel un couperet : « Ton père est mort il y a deux jours ». Vincent est sous le choc. Il le croyait immortel, il pensait qu’il aurait sept vies ! Parti quinze ans plus tôt de la maison familiale, Vincent croit déceler dans le coup de téléphone maternel un appel au secours. Les milliers de kilomètres de distance, les années écoulées, les douloureux souvenirs, n’ont plus d’importance. Vincent décide de rentrer à Paris. Le temps du voyage est propice à la réflexion. Le fils prodigue pourra-t-il affronter ses frères et sa mère ? Réussira-t-il à pénétrer dans l’appartement parental, à se confronter à l’ambiance lourde et pesante qui hante sa mémoire ? Une fois sur place, Vincent éprouve toutes les peines du monde à enjamber le seuil de la maison où il a passé son enfance et son adolescence… Le premier pas sera difficile. Ensuite affluent les souvenirs, les pénibles souvenirs. Et en particulier le suicide d’un frère dans lequel le père, désormais mort, a joué un rôle de premier plan… Karine Silla publie un texte sensible sur la famille, la culpabilité, le pardon et le deuil.

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