Chronique La Laveuse de mort de Sara Omar

  • Sara Omar
  • Traduit du danois par Frédéric Fourreau
  • Coll. «Textes scandinaves»
  • Actes Sud
  • 07/10/2020
  • 352 p., 22.80 €

Virginie Lannoy Librairie Le Bateau Livre (Lille)

La Laveuse de mort est un premier roman inoubliable qui dénonce la culture de l’honneur et l’oppression des femmes au Danemark mais aussi au Kurdistan, pays d’origine de Sara Omar, dans certaines familles musulmanes conservatrices. Frmesh est née le 21 août 1986 à Souleimaniyé. Elle vient au monde avec une mèche blanche. Un signe d’Allah ? Une malédiction ? Sa mère va tout faire pour la protéger d’un père violent qui menace de la tuer car elle n’est pas un garçon. Heureusement, ses grands-parents maternels vont la recueillir et l’élever avec amour. Darwesh, le grand-père croit au pouvoir des livres°; Gowar, son épouse, lave les corps des morts des femmes massacrées par les hommes. Pourront-ils la préserver des menaces psychologiques et physiques qui pèsent dans le Kurdistan ravagé par la guerre. Trente ans plus tard, on retrouve Frmesh clouée dans un lit d’hôpital au Danemark, sans famille, sans ami. Que s'est-il passé ? Un roman fort sur la vulnérabilité et le danger que constitue le simple fait de naître femme.

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