Chronique Darling Days de iO Tillett Wright

  • iO Tillett Wright
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Charles Recoursé
  • Coll. «NULL»
  • Seuil
  • 01/03/2018
  • 464 p., 22.50 €
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Alexandra Villon Librairie des Marais (Villefranche-sur-Saône)

Io Tillett Wright livre, dans ce premier roman franc et sensible, un autoportrait bohème et anticonformiste, dans la lignée de Just Kids de Patti Smith (Folio).

Io Tillett Wright raconte son enfance et sa jeunesse dans le New York des années 1980 et 1990. Son père, doux et gentil mais souvent absent, accro à l’héroïne. Sa mère, banshee étouffante et timbrée, magique à sa manière mais dangereuse. Son choix de petite fille de vivre comme un garçon. Le récit, composé d’anecdotes diverses, est ponctué par des photos noir et blanc surannées, dont on perçoit très vite, grâce au texte, l’évidence : il y a de l’amour fou dans ces visages et dans ces pages. Celui des amis, des amants, des parents. Celui de Io pour la vie, pour la découverte et la liberté d’être. Née fille, puis vivant comme un garçon, devenant femme à l’adolescence, Io aimera des femmes et des hommes, sans jamais s’installer dans une case. Darling Days est le portrait de cet électron libre qui ne s’est laissé dicter ni les lois de la nature, ni celles de la société : à cheval sur un fil qui l’a fait se dresser au-dessus de la « norme ». On dévore ce morceau de vie tourmenté et passionné parce qu’il est fragile mais plein de fraîcheur et de lumière, exhalant cette grâce un peu crasse de ceux qui dérangent parce qu’ils cultivent et changent le monde en le faisant sortir de ses gonds.

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