Chronique Suzuran de Aki Shimazaki

Lydie Baillie Librairie Aux lettres de mon moulin (Nîmes)

Suzuran ouvre le nouveau cycle d’Aki Shimazaki. Cette pépite littéraire était attendue avec impatience. Anku est une jeune mère divorcée qui a perdu toute illusion sur l’amour. Elle trouve l’épanouissement dans l’art de la poterie. Cette pratique indispensable à sa vie lui permet d’oublier ses échecs amoureux. Elle est à l’opposé de sa sœur aînée Kyoko, brillante et belle, qui multiplie les aventures sans lendemain. Anku ne veut plus s’attacher car l’amour est comme les fleurs de Suzuran, belles clochettes blanches au parfum subtil et enivrant, mais qui se révèlent d’une toxicité parfois mortelle. Si Anku a donné ce nom à un de ses vases précieux, elle le regrette en découvrant le vrai visage de sa sœur. Le destin réveillera les sentiments d’Anku de manière accidentelle et inattendue comme la vie. Un roman bref sur la société japonaise, sa culture, ses traditions et les relations familiales. Aki Shimazaki maîtrise ici parfaitement son sens de la dramaturgie, tout en poésie et délicatesse, à l'instar de son merveilleux personnage.

 

 

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