Chronique La mort n’est qu’un début de Ambelin Kwaymullina et Ezekiel Kwaymullina

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L’Australie est un pays de contrastes entre ses métropoles modernes et ses petites villes dans le désert. Il y règne, comme aux États-Unis, un climat de racisme et de violence entre Aussies et Aborigènes.

Michael Judge est inspecteur de police, c’est un Blanc dont le père était policier avant lui, mais pas de la même trempe. Il était plutôt de celle qui oppose ceux qu’il faut protéger à ceux qu’il faut punir (entendre les Aborigènes). Michael s’est quant à lui marié avec une Aborigène et ils ont eu une petite fille, Elisabeth. Michael Judge est envoyé dans une petite ville pour une enquête « facile ». Il est suivi par sa fille, Beth. Elle le suit partout, tout le temps, l’aide dans son enquête. Elle a 15 ans… éternellement. Car Beth est morte voici plusieurs semaines dans un accident de voiture et seul son père peut la voir et lui parler. Un foyer de jeunes en difficulté a brûlé et un corps calciné inconnu a été retrouvé dans les décombres. Une jeune fille confuse déambulait sur les lieux de l’incendie, elle a été conduite à l’hôpital. Michael Judge rencontre une jeune fille étrange, du nom d’Isobel Capture. Elle commence un récit où elle explique comment elle en est venue à être présente le jour de l’incendie dans les alentours du foyer. Capture a une particularité : elle voit Beth, peut lui parler et tente de lui faire comprendre qu’elle doit partir là où elle sera à sa place. Au fur et à mesure de l’enquête, du récit de Capture, des cadavres poignardés qui apparaissent, une réalité de plus en plus sombre apparaît et lors de la révélation finale, tous les indices s’emboîtent dans un gigantesque puzzle morbide. Beth aura du mal à appréhender la réalité des faits, mais pourra compter sur son père pour l’aider et la libérer de sa culpabilité d’être morte trop jeune. L’écriture est parfois surprenante lorsque Capture s’exprime, mais toute l’horreur des faits affleure sous ce récit tout en métaphore afin de ménager le lecteur, subtil et délicat malgré une réalité atroce. À découvrir.

Aude Marzin Librairie Jeux, lis, là ! (Paris, 7e)

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