Chronique Emeric Feher de Sous la direction de Françoise Paviot

Arnaud Bresson Librairie Sauramps (Montpellier)

Beaucoup moins renommé que ses compatriotes photographes, Capa, Brassaï ou Kertesz, qui ont longtemps attiré la lumière sur cette diaspora hongroise tout au long du xxe siècle, Emeric Feher n’en mérite pourtant pas moins notre intérêt. Actuellement exposées au château d’Angers, ses photographies touchent par leur proximité avec les sujets traités et leur sincérité. En effet, cet émigré arrivé à Paris au milieu des années 1920, fut ouvrier à l’usine avant de trouver sa voie dans le travail photographique. Il fait naturellement partie du courant de la Photographie humaniste, mais, par son parcours, y ajoute une vérité certaine. Il s’essaye aussi à une certaine abstraction, proche en cela du Bauhaus. Mais on retient tout naturellement son regard sur les personnes dont il a partagé le quotidien, un regard empli de tendresse sans être démonstratif. Il célèbre la vie dans sa globalité, avec ses rires, ses contraintes, ses souffrances aussi, comme un rappel primordial et intemporel.

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