Chronique Rhapsodie française de Antoine Laurain

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Bénédicte Cabane Librairie des Danaïdes (Aix-les-Bains)

« We are made the same stuff dreams are made of. » Ce titre de la chanson-phare des Hologrammes, groupe de musique inventé par Antoine Laurain, donne-t-il la réponse ?

La Poste est une institution mal-aimée, souvent décriée pour ses retards dans l’acheminement du courrier. Le roman d’Antoine Laurain s’ouvre sur une scène ubuesque où un homme reçoit, avec trente-trois ans de retard une lettre qui aurait pu changer le cours de sa vie et de celle des autres membres du groupe de musique dont il faisait partie adolescent. Que sont-ils tous devenus, d’ailleurs ? Les aléas de la vie (ou, pour être plus précis, cette non-réponse) ayant fait éclater les Hologrammes, ils se sont perdus de vue. Ils étaient cinq, accompagnés de deux complices (un parolier et un « producteur ») : des individus différents, même pas vraiment amis, réunis par le seul amour de la musique ? Ou par autre chose ? À l’heure de faire un premier bilan de son existence, à la cinquantaine, des trajectoires de vie disparates se dessinent. Une question majeure se pose : qu’est-ce que chacun aurait fait si la lettre était arrivée à temps ? Au travers de cette histoire qui semble d’une lecture légère et facile au premier abord, Antoine Laurain creuse plusieurs thèmes, la gloire à tout prix, les doutes, les affres de la cinquantaine, la paternité et l’amour filial, la politique et l’avènement d’une possible VIe République… Les dernières pages du livre respirent de tranquillité, de bonheur, d’apaisement et de plénitude.

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