Chronique Rafales d'automne de Sôseki

  • Sôseki
  • Traduit du japonais par Elisabeth Suetsugu
  • Coll. «Coll. « Picquier poche »»
  • Éditions Picquier
  • 18/08/2016
  • 252 p., 8 €

Sandrine Maliver-Perrin Libraire

Rafales d’automne est un roman qui donne à réfléchir et laisse un goût amer, tant la réalité a dépassé ce que l’auteur pressentait déjà en 1908. Devin, Sôseki ? En tout cas, visionnaire. Sans doute doit-il se retourner dans sa tombe lorsqu’il voit ce qu’est devenu le monde capitaliste qu’il anticipait et redoutait déjà en ce début du xxe siècle. Deux jeunes gens, un fils de bonne famille plein d’assurance et un aspirant romancier à la santé fragile, sont amis depuis l’université. Ils font la connaissance d’un professeur excentrique nommé Shirai Dôya. Dôya le rebelle, l’érudit, l’homme de lettres, chassé pour insoumission de tous ses postes et décidé à faire entendre sa voix à Tokyo. Dôya le lucide, l’exclu, pour lequel la société capitaliste est une toile d’araignée qui piège les hommes et les pervertit. Des hommes attirés par la réussite, l’argent, ce maudit argent qui mène le monde, qui confère à ceux qui en ont un pouvoir illimité, non seulement sur les choses, mais aussi sur leurs semblables.

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