Chronique Mon grand-père s’efface de Gilles Baum

Aborder le sujet de la maladie d’un proche (ici le grand-père souffre d’Alzheimer) est toujours complexe. Dire ce que cela implique, sans être uniquement dans la douleur ou le larmoyant, est un sacré challenge. Gilles Baum et Barroux réussissent le pari en se libérant des codes. Le titre et sa signification sont le fil conducteur de cet album. Que veut dire s’effacer ? Prenant le poétique de la situation (le grand-père ne reconnaît pas son petit-fils mais l’incite à participer à de multiples jeux avec lui), l’interrogation traverse tout le livre. Petit à petit, l’enfant comprend. La force de cet album est la trouvaille typographique. Les mots s’estompent au fur et à mesure de l’évolution de la maladie, recréant des liens entre le petit-fils et son grand-père. Pour ne garder que l’essentiel, malgré la maladie et la disparition : il restera toujours les moments vécus ensemble et l’amour partagé.

Hélène Deschère Librairie Récréalivres (Le Mans)

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