Chronique Le Milieu du monde de Andreas Steinhöfel

Ce roman, traduit brillamment par Michaël Wilhelm, s’ouvre sur un départ. Ou une fuite. Une jeune femme, Glass, enceinte de jumeaux, quitte son pays pour trouver refuge à Visible, une maison en dehors de la ville, où vit sa sœur aînée. On ne sait pas où, on ne sait pas quand. Le prologue donne le ton. Il nous manque les clés pour saisir ce qui s’y joue mais on est happé par la voix du narrateur, l’atmosphère mystérieuse et étrange du récit. Hors du temps. Est-on dans la réalité ou le fantastique ? Sa construction est ambitieuse (et très réussie) avec des allers-retours non chronologiques, et assez peu de repères. Le lecteur se perd dans un conte, un roman d’apprentissage ou un roman familial. Ou tout à la fois. Les voix de Phil, Diane, Glass et de tous celles et ceux qui gravitent autour d’eux, résonnent longtemps. Ainsi que certaines phrases « les choses importantes s’accomplissent en silence ». Comme la lecture. Comme la recherche du Milieu du monde.

Hélène Deschère Librairie Récréalivres (Le Mans)

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