Chronique Avant que les ombres s’effacent de Louis-Philippe Dalembert

BETTY DUVAL-HUBERT, Librairie La Buissonnière, Yvetot

Ce roman est un bonheur de lecture. La famille du docteur Schwarzberg, tribu soudée, maternelle et fraternelle, m’évoque certains personnages des romans d’Isaac Bashevis Singer où l’on se plaît à penser aux siens, aux souvenirs attendris qu’ils nous ont laissés. Il y aussi l’humour légèrement piquant qui donne au roman une saveur plus qu’appréciable. Entre tendre ironie et forte empathie, le lecteur est littéralement emporté dans cette saga familiale et les soubresauts tragiques de l’Histoire. Vous embarquez pour un voyage au long cours depuis les terres polonaises d’origine jusqu’en Haïti. Une épopée tumultueuse, parcourue de rencontres, de fêtes parisiennes inoubliables tandis que la Seconde Guerre mondiale avance inexorablement. La narration accueille tragédie et comédie sobrement mêlées, introduisant le lecteur dans une flamboyance littéraire délicieuse et délicate. C’est un autre regard sur Haïti, terre d’exil et d’accueil, si poétiquement invoquée et romancée de façon admirable. Un hymne aux terres natales, aux terres d’accueil.

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