Chronique Le Fils de mille hommes de Valter Hugo Mae

  • Valter Hugo Mae
  • Traduit du portugais par Danielle Schramm
  • Coll. «Coll. « Bibliothèque portugaise »»
  • Métailié
  • 15/09/2016
  • 192 p., 18 €
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Betty Duval-Hubert Librairie La Buissonnière (Yvetot)

Ce roman est une petite merveille littéraire de concision et de singularité. Le Fils de mille hommes est une louange à l’humanisme, profondément bénéfique et éclairante.

Une jolie trouvaille romanesque pour évoquer les mouvements du cœur et l’altruisme dans la solitude profonde des hommes, dans leur différence existentielle. La tolérance et la générosité sont exaltées dans une société marquée par la discrimination, les jugements hâtifs, surfaits et définitifs. Crisóstomo est un personnage étonnant dans sa grandeur affective, presque naïve de tendresse, innocente. Il croit en la bonté des hommes. Il entrevoit et accepte leur singularité, il est comme eux : démuni, mais pourvu d’un cœur et d’une sensibilité immenses. Crisóstomo ne juge pas. Il perçoit en chacun ses fragilités et ses forces. Et progressivement, c’est une famille un peu bancale qui se constitue dans le doute et l’acceptation de soi, des autres. Cela nécessite du temps, de la souffrance, de l’abnégation. Cela oblige à faire fi des rumeurs et des langues acérées. Il faut presque du courage pour se lancer dans une telle aventure humaniste et amoureuse. Crisóstomo n’en manque pas. Il croit simplement en la bonté de ces humains dissemblables et délaissés. Sa nouvelle famille sera forte et singulière, attachante et légitime. Et le lecteur est tout heureux d’accompagner ces solitudes meurtries, rassemblées par la grâce de l’écriture de Valter Hugo Mãe.

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