Chronique Tôt un dimanche matin de Julien Coquentin

Roxanne Moreil Librairie La Manœuvre (Paris 11e)

Pendant deux ans, chaque matin à l’aube, une fois achevées ses nuits d’infirmier de garde à l’hôpital, Julien Coquentin a photographié Montréal à moitié endormie et capté l’étrangeté de ces premiers instants du jour. Le travail photographique publié cet automne aux éditions Lamaindonne porte le titre d’un tableau de Hopper, Tôt un dimanche matin. Comme le peintre, le photographe voit dans le monde qui l’entoure des scènes déjà composées qu’il ne lui reste plus qu’à capturer avec son appareil. Des plans décentrés, des couleurs en demi-teintes, des vues cinématographiques donnent au Montréal de Coquentin l’aspect fantasmé d’une ville américaine. Son travail s’inscrit dans la grande lignée de la street-photography, en particulier celle de Saul Leiter ou William Eggleston, où chaque image raconte une histoire. À l’occasion de cette balade américaine poétique et silencieuse, Julien Coquentin sort ainsi de la pratique amateur pour faire sa grande entrée dans le monde de la photographie.

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