Chronique Quand les colombes disparurent de Sofi Oksanen

  • Sofi Oksanen
  • Traduit du finnois par Sébastien Cagnoli
  • Coll. «Coll. « La Cosmopolite »»
  • Stock
  • 15/05/2013
  • 408 p., 21.50 €

Nadège Badina Librairie Majuscule Birmann (Thonon-les-Bains)

1941. Deux cousins, Roland et Edgar, ont déserté l’Armée rouge pour rejoindre les rangs des Frères de la forêt afin de lutter aux côtés de la résistance estonienne. Contrairement à Roland, dévoué à l’idéal de liberté qui l’incite à lutter pour l’indépendance de son pays quels que soient l’époque et l’assaillant, Edgar l’opportuniste se comporte en caméléon. Nazi un jour, écrivain auxiliaire du KGB le lendemain, il façonne son identité au gré des vainqueurs. La guerre change les hommes, c’est entendu, mais jusqu’à quel point ? Chez Sofi Oksanen, les protagonistes sont toujours complexes et ambigus, la frontière entre les bourreaux et les victimes se fait perméable. Avec des mots justes et pudiques, elle donne voix aux silences, illumine le recoin des caves et des forêts, dévoilant la faiblesse qui habite chaque cœur humain. À la fois sensible et sauvage, Quand les colombes disparurent n’épargne ni les hommes ni les femmes, et leur intime de choisir entre la vie et l’amour… Un roman fin et intelligent.

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