Chronique En attendant que les beaux jours reviennent de Cécile Harel

Par Nadège Badina Librairie Majuscule Birmann (Thonon-les-Bains)

Cécile Harel fait une entrée fracassante dans le paysage littéraire français : à la fois sarcastique et émouvant, son roman est le portrait époustouflant d’une femme insolite.

Comme chaque année, quelques jours avant Noël, Marie est prise de l’envie folle d’aller sur la tombe de sa mère. Alors qu’elle essaye vainement de convaincre son mari de l’accompagner, elle se replonge dans son passé, qui fut un fiasco complet mais assumé, jusqu’à leur rencontre. Débute alors une histoire de famille, une cascade narrative qui, sur un caprice saugrenu, entraîne le lecteur dans une quête de soi-même désopilante. Pourtant, l’enfance de Marie fut étouffée entre Virgil l’agressif, André le raté et Ferdinand le schizophrène, ses trois grands frères. Son adolescence fut tiraillée entre une mère omniprésente et un père absent ; son entrée dans la vie adulte fut marquée par sa rancune envers les hommes et la crainte de ses désirs. Néanmoins, au-delà de cette myriade de micro-drames, le merveilleux s’immisce presque toujours grâce à l’intervention de personnages atypiques – et d’autant plus attachants – dans sa vie. Car Cécile Harel déploie un style irrésistible, où la gravité est toujours supplantée par la tendresse et la verve qui émane de ce couple déluré et fusionnel. En attendant que les beaux jours reviennent, un roman à déguster comme une liqueur de folie douce, cul sec et jusqu’à la dernière goutte !

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