Chronique Manifeste pour le bonheur de Stefano Bartolini

Raphaël Rouillé Médiathèque Alphonse Daudet, Alès

Tandis que notre culture occidentale associe systématiquement la pauvreté au malheur, d’autres régions du monde, comme le Nigeria ou le Vietnam, se voient hissés au sommet du classement international du bonheur. C’est le premier constat de Stefano Bartolini qui, dès les premières pages de son Manifeste, nous éclaire sur le « paradoxe du bonheur ». En exposant les causes du malheur contemporain, il démontre comment les pays riches ne parviennent pas à conjuguer développement économique et bien-être. Prenant l’exemple des États-Unis comme celui « à ne pas suivre », il indique des solutions pour une société relationnelle possible et durable. Sacrifiées, les relations à autrui se voient en effet disparaître au profit d’un bien-être purement matériel, mais finalement illusoire. Travailler et consommer : en deux mots, voilà exposées les finalités de notre système économique. Tout en défendant l’importance de l’économie car « elle détermine la dimension relationnelle dans laquelle vivent les individus », Bartolini milite pour une société libre mais unie. 

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