Chronique La Nuit sera belle de Lucie Desaubliaux

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Anaïs Ballin Librairie du MuCEM (Marseille)

Une nuit, un appartement-bateau et trois hommes : Ivan, Arek et Todd C. Douglas. Il est question de la vie, de ce qu’elle est, de ce qu’on en fait et de ce qu’elle sera, ou pas. Il est aussi question d’une expédition, de poésie, de dessins sous les paupières, de tesseract et de whisky – et puis de thé et de géométrie variable. On s’enfonce avec une facilité déconcertante dans cette épopée nocturne qui semble ne jamais devoir se terminer et l’on entre peu à peu dans la tête et les méandres de chacun. La langue frôle la poésie à chaque instant, le rythme ainsi que la mise en page donnent une intensité et une épaisseur palpables à cette nuit que l’on traverse avec ces trois hommes. Même les silences, nécessaires à la préhension totale du texte, semblent être écrits. Lucie Desaubliaux signe un premier roman d’une précision et d’une beauté saisissantes. C’est instinctif et à la fois extrêmement travaillé, et c’est là toute la force de ce récit.

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