Chronique Être en vie de Cristina Comencini

  • Cristina Comencini
  • Traduit de l’italien par Dominique Vittoz
  • Coll. «La cosmopolite»
  • Stock
  • 04/04/2018
  • 250 p., 20.50 €
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Anaïs Ballin Librairie Les mots et les choses (Boulogne-Billancourt)

En 2006, l’auteure et réalisatrice Cristina Comencini était nommée aux Oscars pour l’adaptation de son roman La Bête dans le cœur (Denoël). Elle nous revient avec Être en vie, récits de destinées et de morts, publié dans la prestigieuse « Cosmopolite » des éditions Stock.

Caterina et Daniele ne se connaissent pas, ne se sont jamais rencontrés, n’ont même jamais véritablement eu connaissance de leur existence respective, et pourtant. Pourtant ils se retrouvent à Athènes, dans la chaleur étouffante de la capitale grecque. Leurs parents, plus précisément le père de Daniele, Sebestiano, et la mère adoptive de Caterina, Graziella, sont retrouvés morts dans leur chambre d’hôtel. Cause du décès : suicides. Point de départ de l’histoire, le double suicide des amants magnifiques donne lieu au récit d’une vie, celle de Caterina, en particulier, mais celle de Daniele aussi, d’une autre manière. Elle est aussi le prétexte à une introspection profonde et bouleversante. L’ambiance est brûlante, la chaleur poisseuse et suffocante. La violence des souvenirs est palpable, celle de la confrontation aux failles de chacun des deux parents l’est encore plus, pourtant il ne sera jamais question de pathos ou de quelconque misérabilisme, au contraire. La langue incandescente de Cristina Comencini nous happe, faisant de ce huitième roman où il est souvent question de mort une ode à la vie et plus encore à la liberté, celle d’être, mais aussi celle d’avoir été.

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