Chronique La Fièvre d'Urbicande de Benoît Peeters

Claire Rémy Librairie Maupetit (Marseille)

Dans un décor urbain, une affiche annonce des mesures d’urgence et un mégaphone s’époumone : « Notre ville est aujourd’hui victime d’une crise momentanée […] En ces moments difficiles, nous ne pouvons qu’exhorter la population à conserver le plus grand calme ». Curieux comme ces mots, écrits en 1983 par Benoît Peeters, trouve une résonance avec la crise pandémique actuelle et comme le gouvernement fictif d’Urbicande semble autant vaciller face à l’imprévu que les nôtres. La Fièvre d’Urbicande a reçu le prix de Meilleur album au Festival d’Angoulême 1985. Véritable chef-d’œuvre depuis, le relire prouve son intemporalité et, par là-même, lui donne ses galons de classique. Pensé à l’époque en couleurs mais finalement paru en noir et blanc pour une question éditoriale, cet album a toujours trotté dans la tête de son duo d’auteurs avec l’envie de le coloriser. C’est enfin chose faite grâce à l’exceptionnel travail de Jack Durieux qui en fait littéralement un nouvel album.

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