Chronique À la dérive de Xavier Coste

Claire Rémy Librairie Maupetit (Marseille)

Paris, 1910. La capitale est sous les eaux et prend un petit air vénitien. Barques et bateaux passent tranquillement entre les pieds de la Tour Eiffel. Profitant de la confusion générale, un couple d’Américains, Eddie et Agatha, décide de braquer une banque. Ils croulent sous les dettes et leurs créanciers ont la patience limitée. Le casse s’organise avec l’aide de petits escrocs, appelés à l’époque les Apaches. Mais il tourne mal : un gardien est tué et un membre de la bande arrêté. Notre couple tente de partir à Londres (l’une des plus belles planches de l’album), mais Eddie est appréhendé et envoyé au bagne, pendant qu’Agatha réussit à s’enfuir avec le butin. Tel un Robinson amoureux qui n’a plus rien à perdre, il fera tout pour s’échapper et la retrouver, alors qu’elle a refait sa vie. Après Egon Schiele et Rimbaud l’indésirable, toutes deux publiées chez Casterman, Xavier Coste nous prouve, s’il restait des sceptiques, qu’il est lui aussi peintre et poète. Chaque planche est un tableau dans lequel on se laisse dériver.

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