Chronique Une jolie fille comme ça de Alfred Hayes

  • Alfred Hayes
  • Traduit de l’anglais par Agnès Desarthe
  • Folio
  • 05/10/2017
  • 6 p., 60 €

Jérôme Dejean Librairie Millepages (Vincennes)

Alfred Hayes, écrivain, poète et scénariste anglais installé aux États-Unis, réussit la perfection littéraire : un haïku du roman noir. Cette « jolie fille comme ça » n’a pas de prénom, pas plus que son amant, un narrateur qui ressemble de façon troublante à l’auteur. Les deux principaux protagonistes du roman resteront anonymes, pour le meilleur et pour le pire. L’histoire est simple, universelle. S’extirpant d’une soirée mondaine où il s’ennuie, « il » vient en aide à une jeune fille dont les « jambes possédaient, serrées dans son short moulant et serties par la nuit, une blancheur remarquable ». Une starlette qui « manque de se noyer » dans l’océan. Pacifique seulement en apparence. Elle l’appelle pour le remercier. Ils se revoient, deviennent amants. Il est marié. Elle est plus jeune et pourtant semble avoir des milliers d’années. Et le malaise s’installe. Publié en 1958, Une jolie fille comme ça n’a pas pris une ride, grâce à la traduction lumineuse d’Agnès Desarthe.

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