Chronique Désolations de David Vann

  • David Vann
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Laura Derajinski
  • Coll. «Coll. « Nature Writing »»
  • Gallmeister
  • 25/08/2011
  • 304 p., 23 €

JÉRÔME DEJEAN, Librairie Sauramps, Montpellier

Encore sous le choc de Sukkwan Island, son précédent livre plein de bruit et de fureur, on entre dans le second roman de David Vann avec précaution. Désolations est en quelque sorte le pendant adulte de Sukkwan Island. Cette fois pas de huis clos insulaire entre un père et son fils – ou entre le fantôme de ce père errant comme une âme en peine déterminée à remettre la main sur son fils perdu –, mais une exploration du couple, de la famille et des espèces de satellites amicaux, familiaux, professionnels qui gravitent autour de chacune d’elles. Ici, ce sont Gary, Irene, Rhoda, Jim, Carl, Mark, cette garce de Monique… Désolations ausculte l’incapacité de ces êtres à dire « je t’aime ». Qu’on ne se méprenne cependant pas à la lecture des lignes qui précèdent, le roman de David Vann n’a rien d’une simple histoire de cœur. Non ! On commence trempé jusqu’aux os, on poursuit la peur au ventre, on souffle, on rit, et puis inexorablement, le doute s’installe. Une tragédie moderne et universelle qui laisse pantelant, en manque, en attente du prochain.

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