Entretien Penser entre les langues de Heinz Wismann

Propos recueillis par Raphaël Rouillé Librairie Sauramps-en-Cévennes (Alès)

Deux ans après Les Avatars du vide (Hermann), son ouvrage précédent consacré à la figure de Démocrite, et après plusieurs livres en collaboration, notamment La Lecture insistante. Autour de Jean Bollack (Albin Michel, 2011), Heinz Wismann revient avec un essai plus personnel. Son livre explore le « décalage productif » entre les langues et nous achemine vers une forme de pensée en perpétuel mouvement, une pensée effervescente et détachée de tout préjugé, soucieuse de comprendre et de transmettre.

Entre les langues, c’est l’intervalle choisit par Heinz Wismann pour dénouer le fil de sa pensée. Entre la France,
l’Allemagne et la Grèce, le philosophe et philologue navigue dans le champ lexical et grammatical en proposant une manière d’observer, de dire, de réfléchir le monde qui nous entoure. Évoquant d’abord son enfance et son parcours, de Berlin à Paris, il exprime les vertus de cet « intermédiaire », le rôle de passeur qui l’anime et les enjeux de cet entre-deux qui distille des vérités autant que des incertitudes, signe
d’un mouvement, absence d’une posture figée, donc morte. Leçon de philosophie autant que leçon de vie, l’ouvrage se fraye un chemin parmi les poètes, là où l’esprit dépasse la
raison, là où le désir ouvre des horizons et où la langue parle plusieurs langues, oscillant entre chaque moyen d’expression pour devenir un nouveau langage, insaisissable et flottant, circulant comme un sang d’encre qui irrigue la pensée sans jamais la saturer.

 

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