Chronique Autorisation de pratiquer la course à pied de Franck Courtès

Christophe Daniel La 25e heure (Paris 15e)

Avec ce premier recueil de nouvelles où les personnages sont parfois récurrents, Franck Courtès nous livre des histoires fortes, avec émotion et pudeur.

Ce sont des histoires d’enfance, magiques et cruelles, des histoires de couples qui s’aiment, puis ne s’aiment plus et se quittent ; des histoires de perte et de manque, d’accident brutal, de drames, que Franck Courtès nous raconte, et qui résonnent en nous bien après avoir refermé le livre. On y trouve souvent Romain, à différents moments de sa vie, entre Louise, Pauline et Bruno, le copain d’enfance qui va « mal tourner ». La récurrence de certains personnages, les échos d’une histoire à une autre, sont une des réussites de ce recueil d’« échappées », pour reprendre le mot très juste de l’auteur. Car, que l’on prenne le mot dans ses diverses acceptions, c’est bien de cela qu’il s’agit dans ces dix-neuf récits. Un événement violent hante les pages du livre et la vie de Romain : une nuit où il rentre de son travail, son père est tué par un chauffard. « Un mort n’en chasse jamais un autre. Ils font meute et vous hantent à tout jamais ». Cette douleur et ces ombres, Franck Courtès les transcrit en histoires bouleversantes d’émotion, en écrivant souvent là où ça fait mal, mais sans pathos. De son métier de photographe, qu’il évoque parfois dans ses récits, l’auteur semble avoir appris parfaitement comment marier ombre et lumière.

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