Chronique Idiopathie de Sam Byers

  • Sam Byers
  • Traduit de l’anglais par Nicolas Richard
  • Coll. «Coll. « Cadre vert »»
  • Seuil
  • 22/08/2013
  • 352 p., 21.50 €

Christophe DANIEL, La 25e Heure (75015 Paris)

Dans ce premier roman, Sam Byers nous parle (comme il l’annonce en sous-titre) d’amour, de narcissisme et de vaches en souffrance, lesquelles ne sont certainement pas les plus à plaindre.

Sam Byers est jeune, anglais et signe avec Idiopathie un premier roman épatant et cruellement jubilatoire. Dans la tradition des comédies british férocement drôles, il appuie exactement là où ça fait très mal. On trouve trois personnages principaux : Katherine, jeune femme d’une trentaine d’années qui exerce un boulot minable dans une ville qu’elle déteste et qui enchaîne les déconvenues amoureuses et sexuelles. Elle patauge dans un quotidien pitoyable nourri de rancœur envers le genre humain en général, et les hommes en particulier. Daniel, son ex, semble aller plutôt bien dans son couple comme dans son travail. Il vit maintenant avec Angelica un amour trop parfait pour être vrai. Et puis ressurgit dans leur vie Nathan, un vieil ami qui sort d’un long séjour en hôpital psychiatrique, séjour pendant lequel sa mère a écrit un best-seller sur son douloureux parcours de « mère courage ». Et ce trio malheureux décide d’organiser une soirée de « retrouvailles » qui s’avèrera bien évidemment calamiteuse. Remarquablement juste dans l’observation des sentiments et la précision de la langue, Byers nous régale d’une comédie où le cynisme ne se dépare jamais d’une certaine tendresse.

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