Entretien Les Optimistes de Rebecca Makkai

Avec une maîtrise impressionnante, Rebecca Makkai nous fait voyager dans deux temporalités différentes. Que cela soit à Chicago, dans les années 1980 avec Yale, qui voit ses amis décimés par l’épidémie de SIDA, ou de nos jours, en compagnie de Fiona, qui cherche sa fille à Paris, on ressort bouleversé par cette lecture.

Avec comme pierre angulaire le décès du jeune Nico, mort du SIDA dans les années 1980, Les Optimistes nous emporte dans deux lieux différents. Il y a d’abord Chicago. Yale, galeriste de 31 ans, ami du jeune homme décédé, va voir sa vie et celle de ses proches bouleversée par l’arrivée de la maladie. Un beau jour, des œuvres d’art datant d’artistes européens des années 1920 ressurgissent. La détentrice est la tante d’une amie, Fiona. Cette dernière n’est autre que la sœur du regretté Nico. C’est de nos jours, à Paris, que le lecteur la retrouve. À la recherche de Claire, sa fille avec qui elle a perdu contact, elle arpentera les rues de la capitale, tout en se souvenant de ses chers disparus. Alliant sens du romanesque et récits bouleversants, Rebecca Makkai nous offre de sublimes personnages, nous fait voyager dans différentes époques, tout en nous donnant à voir ce qu’a enduré la communauté gay dans les années 1980.

 

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