Chronique Desert Home de James Anderson

  • James Anderson
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Jérôme Schmidt
  • Belfond
  • 02/03/2017
  • 333 p., 20 €

Pour Ben, le désert de l’Utah est un « triangle des Bermudes, version sable et rocaille ». Il ne se doute pas que les mystères qu’il recèle s’apprêtent à refaire surface, le mettant, lui et ses amis, en danger de mort.

Le quotidien de Ben consiste à parcourir la route 117 pour livrer les commandes de ses quelques clients isolés. C’est ainsi qu’il croise de drôles de personnages, tels ce pêcheur repenti tirant derrière lui une immense croix sur roulettes, ou encore le patron misanthrope d’un restaurant jamais ouvert. Un soir, il tombe sur Claire qui joue du violoncelle à demi-nue. C’est en cherchant à la connaître qu’il va se mettre en danger. Car le désert de l’Utah, en apparence sans histoires, a été le théâtre de nombreux drames par le passé et ses habitants sont loin d’être des anges… Au fil de l’enquête de Ben, les masques tombent et certaines découvertes s’avèrent particulièrement macabres. Jusqu’au final, sans concessions, le lecteur ignore quel tour va prendre l’histoire. Car, même s’il emprunte certains codes au roman noir, cet ouvrage ne peut être enfermé dans un seul genre. En effet, le lecteur se trouve en plein drame lorsque Ben dévoile le passé de ce diner jamais ouvert, mais il nous réserve également de belles pages de romance. L’auteur de Desert Home ne cesse de nous surprendre et de nous émouvoir grâce à tous les destins incroyables qu’il fait (re)vivre sous nos yeux.

Anne-Sophie Rouveloux Librairie L’Écriture (Vaucresson)

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