Chronique Les Fugueurs de Glasgow de Peter May

  • Peter May
  • Traduit de l’anglais (Écosse) par Jean-René Dastugue
  • Coll. «Coll. « Le Rouergue noir »»
  • Le Rouergue
  • 02/09/2015
  • 336 p., 22.50 €

Coralie Sécher Librairie Coiffard (Nantes)

Après nous avoir menés à la découverte de la Chine (La Série chinoise, t. 1 paraît au Rouergue), puis de l’Écosse, Peter May nous guide cette fois dans le Londres des années 1960, au rythme de la mode, du rock et de la libération des mœurs.

Simon Flet, un acteur vieillissant qui n’avait plus remis les pieds à Londres depuis des décennies, est tué dans la chambre d’un hôtel miteux. C’est le prétexte que trouve Maurie, très affaibli par la maladie, pour entraîner Jack, son vieil ami, dans un périple peu ordinaire : refaire la même fugue que l’année de leurs 17 ans, en 1965, de Glasgow jusqu’à Londres. Cette année-là, après avoir été renvoyé du lycée, Jack décide de tenter sa chance dans la musique à Londres, avec son groupe. Bercés entre autres par les Beatles et les Stones, ils espèrent pouvoir se démarquer. Cette fois, sur les cinq jeunes hommes partis en 1965, seuls trois sont du voyage. Jack va également demander à son petit-fils, un garçon obèse sans emploi et accro aux jeux vidéo de guerre, de les conduire au cours de cette fugue rocambolesque. Ils refont le trajet à l’identique, s’arrêtant dans les mêmes lieux, découvrant les changements liés au temps qui passe, affrontant les mêmes galères, jusqu’à nous mener à cette soirée terrible de 1965, si lourde de conséquences sur leur amitié. Bien que des décennies soient passées, leurs relations sont toujours empreintes des souvenirs de ce séjour à Londres et de cette soirée. Pour chacun, cette fugue reste à la fois leur meilleur souvenir et le plus terrible. Sur fond de rock’n’roll, de drogue et de liberté sexuelle, Peter May nous embarque dans une époque mythique. Un texte plein d’humanité, où les rapports d’amitié se dévoilent sous leur véritable jour. Un roman musical que l’on se plaît à écouter en compagnie des Beatles… et des personnages que l’on se désole de devoir abandonner une fois le livre achevé ; la marque des grands romans !

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