Chronique Dégradation de Ben Myers

  • Ben Myers
  • Traduit de l’anglais par Isabelle Maillet
  • Coll. «Cadre noir»
  • Seuil
  • 06/09/2018
  • 390 p., 21.50 €

Joachim Floren Librairie des Halles (Niort)

Dans la lignée de David Peace et de son Quatuor du Yorkshire (Rivages), Benjamin Myers nous emmène dans les landes désolées du nord de l’Angleterre. Dégradation est un roman rural et social d’une noirceur absolue, portée par une écriture complètement hallucinée au rythme hypnotique. Le style peut-être déroutant de prime abord, l’auteur ayant le parti pris de ne pas utiliser de virgule. Mais une fois lancé nous plongeons dans son atmosphère avec effroi. Un inspecteur pétri de tocs et un journaliste au bout du rouleau se retrouvent malgré eux à enquêter ensemble sur la disparition d’une jeune femme. À partir de là, Myers dresse le portrait d’une petite communauté refermée sur elle-même, en apparence si tranquille. Mais en creusant un peu, nous tombons sur ce que l’âme humaine a de plus mauvais. Le coupable est pourtant tout désigné : Steven Rutter vit en ermite, est plus proche des porcs qu’il élève que de l’homme... Premier volet de la série, Dégradation est une révélation !

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