Chronique La Veille de presque tout de Victor del Arbol

Le passé traque toujours le présent. C’est la leçon de ce récit à la chronologie bousculée mais dirigée d’une main de maître. L’inspecteur Ibarra est rattrapé par un vieux dossier lorsqu’une femme conduite à l’hôpital demande à ne parler qu’à lui seul. Toute l’originalité de ce roman est de plonger le lecteur dans une affaire classée dont les conséquences désastreuses surgissent dans le présent. Les histoires de vies tragiques et sublimes s’entrechoquent dans un crescendo destructeur, se dirigeant vers une fin inéluctable. Ainsi les traumatismes de la dictature argentine rejaillissent sur toutes les générations et impactent des existences déjà bien instables. Comme toujours, Víctor del Árbol sonde la noirceur humaine avec une intelligence sensible rare et nous offre une envolée lyrique et terrible. Il nous fait voyager au cœur de paysages somptueux, âpres, sauvages, indomptables, sur une valse macabre à trois temps : passé, présent, futur.

Julie Raulet Librairie L’Embellie (La Bernerie-en-Retz)

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