Chronique Là où je vais de Fred Paronuzzi

Claire Lebrevaud Librairie Anecdotes (Limoges)

11 h 10 sonnerie. 11 h 59 et quelques secondes de plus. Quatre adolescents : Clément, Ylies, Léa et Océane ont 55 minutes pour faire basculer leur vie, trouver leur chemin.

Ylies, débarqué en France depuis quelque temps et qui s’est longtemps battu avec la langue française avant de l’amadouer, répète En attendant Godot. 3300 secondes pour partager un peu plus qu’un cours de théâtre et un sandwich. Léa a le cœur en morceaux, Léa est éparpillée parce qu’elle est amoureuse. Elle a déclaré sa flamme et depuis : rien. Juste le silence. 3300 secondes pour goûter au parfum de vanille de Lisa. Clément, qui ne déteste rien plus que de rester assis entre quatre murs, est incapable de trouver sa place, surtout depuis qu’il a perdu sa grande sœur. 3300 secondes pour une vocation et une fichue opportunité de fuir une famille meurtrie. Océane s’est toujours sentie un brin décalée, effacée et a souffert pour avoir cru « vivre » enfin quelque chose. 3300 secondes pour se confier à une oreille attentive. Il suffit parfois juste de 3300 secondes. Juste un instant où tout bascule, qui ne repose sur rien de vraiment concret, juste le sentiment bizarre que cet instant est le début de quelque chose. Quatre voix, quatre vies qui se bricolent. Un roman tout en justesse sur l’adolescence, ce drôle de moment où tout peut se jouer le temps d’un cours.

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