Chronique Banksy et moi de Élise Fontenaille

Claire Lebreuvaud Librairie Rêv’en pages (Limoges)

Un court roman d’Élise Fontenaille, urbain et contemporain, qui saisit l’air du temps et où l’on apprend la recette du gratin de patates douces de Joey Starr !

L’histoire commence avec un graffiti : une femme et ses enfants assis par terre. Devant eux, un homme lance un bouquet de fleurs sur des CRS, comme si c’était une bombe… Un graffiti qui pourrait être signé Banksy, le célèbre street artist que personne n’a jamais vu, mais qui s’est fait connaître du monde entier en graffant les murs de Jamaïque, de Yougoslavie, de Palestine, partout où l’on trouve des raisons de se révolter. Un graffiti venu se poser sur un mur gris, sous les fenêtres de Darwin, un jeune collégien à la peau noire et aux yeux bleus, dans un quartier de Paris où l’on démolit à tour de bras, où l’on reconstruit et où l’on expulse des familles qui ne peuvent plus payer leurs loyers. Darwin veut être cinéaste, il capte ces instants de vie avec sa caméra en compagnie de son amoureuse E=Éva. Il tague un rat là où une expulsion a eu lieu. Des immeubles délabrés aux catacombes, en passant par les toits sur lesquels des adeptes de la « guerilla gardening » font pousser des légumes, on s’accroche avec plaisir aux baskets de Darwin, personnage sacrément attachant, sorte de Gavroche des temps modernes qui se bat, se révolte à sa mesure et à sa hauteur. Un roman actuel rudement bien mené !

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