Chronique La Fille de la ville de Boris Lanneau

Claire Lebreuvaud Librairie Rêv’en pages (Limoges)

Ils sont cinq. L’Équipe, c’est le nom de leur bande. Cinq potes unis comme une main dans ta gueule. Il y a Attila le chef, Dolby le petit gros, Dudu et ses polos repassés, Jmemba qui jongle avec tout ce qui bouge et Rouge-Gorge le poète. Cinq gars de la campagne qui ont poussé comme des fleurs des champs entre des mères usées, des pères au gosier en queue de tire-bouchon et des grands frères taiseux comme la terre en hiver. Cinq pieds-nickelés avec des rêves de filles de la ville plein la tronche. La fille qu’ils ont croisée l’été précédent quand ils se rasaient seulement sous la narine, celle avec des bras fins comme une bretelle de sac à main, mais suffisamment musclés pour faire des bras d’honneur, qui laisse son sac grand ouvert à la piscine et se lance depuis le plongeoir de neuf mètres. Une fille comme ils n’en ont jamais vue. La fille de la ville, tu la vois, tu fais un vœu. Ce roman est aussi beau que le phare d’une deudeuche Cyclope. Unique. Un pur bijou, intense comme un premier baiser.

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